Cette photographie montre la vallée de l'Aisne à Rethondes, vallée qui aurait pu être à l'origine du surnom "Duval" attribué à Claude Biju dit Duval (1682-1771) né à proximité.

vendredi 16 janvier 2009

JOSEPH BIJU-DUVAL (1857-1929)

JOSEPH BIJU-DUVAL (9.5.1857-1929), inspecteur général des poudres




LA CONTINUITE DE L'ENGAGEMENT
Second et dernier fils d'Edouard BIJU dit Duval, il est un des derniers représentants de la dynastie des Biju Duval militaires remontant au 18e siècle, c'est-à-dire
-à Claude Biju dit Duval (1680-1771), garde-écuyer du marquis de Sassenage ;
- à Léonard (1723-1781), son fils, garçon du Bureau de la Guerre attaché au Premier Commis de la Guerre à Versailles, M. de Fumeron ;
- à Pierre-Philippe (1728-1791), frère de Léonard, capitaine major du régiment du Boulonnais, chevalier de St Louis, qui fut volontaire combattant de l'Amérique ;
- à Casimir-Antoine Biju Duval (1763-1814), commis principal au ministère de la Guerre ;
- à Edouard Biju Duval (1794-1865), Chef du Bureau de la Gendarmerie, officier de la légion d'honneur.
Après Joseph, on trouvera encore
- Claude Biju Duval, lieutenant colonel de l'armée de terre ;
- et son contemporain J-Pierre Biju-Duval, lieutenant colonel de l'armée de l'Air, tous deux officiers de la légion d'honneur.

Il y a encore des contemporains perpétuant cet engagement militaire.

LA VIE DE JOSEPH BIJU DUVAL

Son père Edouard meurt quand il n’a que 8 ans, mais comme son frère Paul, Joseph fait des études supérieures poussées : habitant 10 place des Vosges, Paris 4e, il entre 23e à Polytechnique en 1876 en tant que boursier et orphelin – il y restera jusqu’en 1878 d'où il sortira 34e sur 258 élèves -, et commence une brillante carrière dans l’armée comme ingénieur des poudres et salpêtres ; d’abord à la poudrerie de Sevran (93), puis à celle d’Angoulême (16). Membre de la Commission de réception des poudres de la marine, il est aussi chargé à l'armée des cours de mécanique, physique et chimie à l'école des chefs ouvriers du service des poudres. Il termine inspecteur général militaire des poudres de 2e classe (10.3.1917), chef du service des poudres B de la division générale des fabrications des poudres et explosifs. Il était devenu chevalier de la légion d’honneur par décret du 29.12.1896, officier le 13.1.1907, et commandeur le 1.11.1918.

Lors de son entrée à l'X, il est ainsi décrit : cheveux noirs, front bas, nez moyen, yeux bruns, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, taille 178.
Il épouse le 11 janvier 1881 à Asnières Marie-Catherine Rousselon (21.6.1861 à Asnières-6.7.1953 Asnières), fille d’Henry Rousselon (Directeur de la maison Goupil et photograveur célèbre qui avait ouvert un atelier à Asnières) et Modeste REBICHON, et mourut à 72 ans le 16.12.1929 à Asnières. D’où 3 fils :

1. Henri (24.4.1882 Sevran – 30.12.1942 Paris), qui suit.
2. Marcel (°10.1.1884 Sevran – 14.8.1956 Nice), qui suit.
3. Jacques (°17.12.1885 Sevran – 24.7.1917 au front), qui suit.

1. HENRI BIJU-DUVAL, né le 24.4.1882 à Sevran (93),mort le 30.12.1942 à Paris
Il fit des études secondaires au lycée Rollin, avenue Trudaine à Paris 9e, puis fut diplômé ingénieur de l’école des Mines de Paris. Il entra alors à la compagnie du Gaz de Paris, et devint directeur de l’usine du cours de Vincennes à Paris 20e , puis de l’usine de la Villette, et celle de Saint-Mandé. Il habitait alors 173 av. du fbg Poissonnière à Paris 9e.
Le 24 octobre 1942, Madeleine et Michel Biju-Duval vont le voir pour obtenir des renseignements généalogiques sur la famille : Henri est déjà gravement malade. Il meurt quelques semaines plus tard, le 30.12.1942 à Paris, « après une conversion complète » ; il eut ainsi une « mort très édifiante ». Henri fut inhumé au cimetière de Montreuil à Versailles. Henri avait épousé le 20.4.1909 à Nice, Yvonne Cottet, en même temps que son frère Marcel épousait Gilberte Cottet, sœur d’Yvonne. Les sœurs Cottet étaient les filles d’un collègue polytechnicien de Joseph Biju-Duval, qui était de confession protestante. Yvonne mourut cependant très jeune, en 1921, et Henri se remaria le 23.1.1924 à Asnières avec Germaine Marie Marguerite Henriette Objois (née le 12.4.1900 à Courbevoie, morte le 11.1.1995 à Aubagne, enterrée à St Symphorien de Versailles).



2. MARCEL BIJU-DUVAL, né le 10.1.1884 à Sevran (93), décédé le 14.8.1956 à Nice.
Il fit ses études secondaires au lycée Rollin avenue Trudaine à Paris 9e, fut agent de fabriques à Nice, puis dirigea un commerce de vins de gros à Nice et à Villefranche sur Mer. Il habitait alors avenue Béatrix à Nice.
Il épousa le 20.4.1909 à Nice Gilberte Cottet, née le 14.6.1891, décédée le 20.3.1971 à Nice, sœur d’Yvonne et fille d’un polytechnicien ami de son père.



3. JACQUES BIJU-DUVAL, né le 17.12.1885 à Sevran (93), mort au front le 24.7.1917
Il fit comme ses frères des études au lycée Rollin à Paris 9e, et fut employé dans le commerce en vins de son frère Marcel à Nice. Mais quand la guerre éclate, étant sous-officier de réserve de la classe 1905[1] il part au front comme sous-lieutenant au 112e d’artillerie lourde, et trouve la mort le 24.7.1917 à Prasnes (Marne) à son retour de permission (blessure par éclat d’obus) : il fut décoré de la légion d’honneur à titre posthume. Il laisse alors une femme, Josette Jean (1891-1972), qu’il a épousé le 27.12.1911 à Nice, et un jeune enfant, Jean.


Mariage de Maurice Biju-Duval 1919 avec Madeleine Roger. On voit au 1er rang de G à D : Charles, Joseph BD, Louise Roger née Miet, épouse d'Ernet Roger l'inventeur de la TSF, mère de Madeleine Roger, puis au 2e rang : sans doute Jacques fils de Joseph, à son bras : Suzanne Biju-Duval ; puis Jacques BD fils de Joseph tenant une fille Flandrin (Geneviève ?).

[1] n° de matricule 109 au corps, classe 1905, et n°191 au recrutement de Versailles

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