Cette photographie montre la vallée de l'Aisne à Rethondes, vallée qui aurait pu être à l'origine du surnom "Duval" attribué à Claude Biju dit Duval (1682-1771) né à proximité.

samedi 17 janvier 2009

EDOUARD BIJU dit BIJU DUVAL (1794 -1865)

1. Edouard BIJU dit DUVAL (20.12.1794 Versailles par. Notre-Dame – 15.4.1865 Versailles) :



Edouard BIJU dit DUVAL naît à Versailles, la Terreur à peine terminée, mais il reste peu dans sa ville natale puisque sa famille déménage à Paris aux alentours de 1800. Il est introduit par son père au ministère de la guerre, où il entre à 16 ans comme surnuméraire ; il est noté comme "employé en ministère de la guerre" en 1815, puis commis en 1817 à 23 ans. Peu à peu, il va gravir les échelons, protégé par le général comte Louis Antoine Pille, lieutenant général des armées du roi, franc-maçon notoire, qui est témoin à son premier mariage : échelons qui vont l’amener jusqu’à un poste de direction.

Le 7 juillet 1828, il devient sous-chef du bureau de l’infanterie, et double ainsi son propre père dans la hiérarchie du Ministère de la guerre… Le 1er mars 1833, il devient le chef du bureau de la gendarmerie. A la suite de cette nomination, le 5 janvier 1834, il reçoit la Légion d’honneur – il sera nommé officier par décret n°239 du 23 juillet 1847. Edouard prend sa retraite assez précocement comme chef de Bureau de 1e classe : en 1847.

Cette fonction de chef de bureau de la gendarmerie est très importante, puisque Edouard doit gérer la carrière des quelques 15 000 gendarmes en France, l’organisation, le mouvement, les services, l’inspection, l’administration et la comptabilité de la gendarmerie comme des voltigeurs corses et des forces publiques de l’intérieur et des armées. Inutile de dire qu’on le sollicite ici et là pour faciliter la carrière de l’un ou de l’autre gendarme… C’est le cas du Général Bugeaud qui écrit une lettre, qu’on a conservée, pour demander à Edouard de faire passer dans la gendarmerie à cheval le gendarme Bessel, bien que celui-ci ne le puisse pas : sa taille fait en effet défaut de quelques centimètres. Cette mutation est cependant nécessaire pour que Bessel puisse se marier, les parents de la fille ne voulant accorder leur consentement qu’à cette condition…
Edouard est également invité aux bals mondains, dont l’un à la demande de la marquise Christine Zoé de Dolomieu, dame d’honneur de la reine, au Palais des Tuileries, le 6 janvier 1836 : avec le pouvoir viennent les honneurs de la cour…




Il lui fallait maintenant penser à se remarier. Se remarier, en effet : car le 16 février 1815, Edouard avait déjà fait un premier mariage avec sa voisine de pallier, Adèle Clémentine Suleau (29.7.1790, Paris St Séverin – 21.11.1822 Paris 11e), la fille d'un officier de l'armée. Mais les deux enfants qu’il avait eu d’Adèle étaient morts trop tôt :

1. Marie-Constance Biju Duval, née le 6 décembre 1815 à Paris. Envoyée en nourrice, elle était revenue le 7 mars 1818. Elle mourut le 3 septembre 1835 à Passy rue Basse n°9, où elle était partie depuis le mois de juillet –sans doute en repos ? -. Elle avait fait sa 1e communion à St Séverin le 5 juin 1828.

2. Louis-Antoine Biju Duval, né le 28 janvier, mort le 2 février 1820 à Paris.

En 1852, Edouard est donc le seul Biju Duval survivant de la lignée ; il a 58 ans. Il décide alors d’épouser l’amie de sa fille Marie-Constance, Louise Augustine Dufour (15.4.1823 à Paris 8e - 19.5.1897 Paris 20e), qui est la fille de François-Lazare Dufour, sous-intendant militaire à Metz et officier de la légion d’honneur. Le mariage a lieu le 20 décembre 1852 à St Maxime de Metz. Edouard Biju Duval et Louise Dufour auront deux enfants, qui suivent.




François-Lazare Dufour, beau-père, mais contemporain d’Edouard, avait eu une longue carrière dans l’armée : Né le 21.8.1793 à Paris, rue du Bac, fils de Nicolas-Michel Dufour, peintre, et de Catherine Angélique Camproger, il avait épousé le 15.4.1822 Marie-Christine Bourson. En 1813, intégré dans la Grande Armée comme adjudant sous-officier (14e de ligne), il avait reçu un coup de sabre à la main gauche à Leipzig, et un coup de lance dans le bras gauche. Fait prisonnier de guerre le 16.10.1813 (Leipzig), il avait été libéré le 30.9.1814 et était devenu sous-intendant militaire de 2e classe à Thionville ; il participa en 1815 au blocus de Cherbourg avant d’être sous-intendant à Metz. Mort le 18.7.1865, il avait été nommé chevalier de la légion d’honneur le 5.5.1833 (n°1668) et officier le 26.8.1850.





3.Paul Biju-Duval né le 21.9.1853 à Vigy (58), mort le 22.6.1904 Paris 20e (47 cours de Vincennes), qui suit ;

4.Joseph Biju-Duval né le 9.5.1857 Metz, mort le 16.12.1929 à Asnières, qui suit.

Après la mort d’Edouard, le 15 avril 1865 à Versailles, son épouse Louise-Augustine habitera avec son fils Paul ( elle habite à St Denis en 1881 quand son fils est régisseur de l’usine à gaz de St Denis)

--------Sources
Annuaire de l’état militaire de la France pour l’année 1843.
BN, dossier L0833049 et dossier L0239005 (Légion d’honneur)

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