Cette photographie montre la vallée de l'Aisne à Rethondes, vallée qui aurait pu être à l'origine du surnom "Duval" attribué à Claude Biju dit Duval (1682-1771) né à proximité.

vendredi 16 janvier 2009

PAUL BIJU-DUVAL (1853-1904)

PAUL BIJU-DUVAL (°21.9.1853 Vigy, baptisé le 2 octobre – 22.6.1904 Paris 20e)



1er fils d'Edouard BIJU DUVAL
Quand Paul naît, en 1853, son père est déjà bien âgé : 59 ans. C’est pourquoi Paul devient vite orphelin : dès l’âge de 11 ans, en 1865. Paul grandit et fait bientôt ses études au lycée impérial à Versailles : le 2 avril 1870, il y reçoit ainsi le prix d’excellence de philosophie. La guerre cependant éclate, et l’empire français s’effondre, pendant que l’Alsace et la Lorraine sont intégrées dans l’empire germanique. Les grands-parents maternels de Paul, qui habitent Metz, se retrouvent Allemands du jour au lendemain, et Paul lui-même, né en Lorraine, doit faire une demande officielle pour rester Français, selon les dispositions des traités du 10 mai et du 11 décembre 1871 : il choisit la nationalité française le 2 mai 1872. A Metz, les Bourson-Dufour, bien que devenus allemands, entretiendront le souvenir français. De Lorraine aussi, Paul hérite d’un don de musicien ; sa tante Valérie Dufour jouait du piano, lui va jouer du violon.

Sorti du lycée de Versailles en 1873 à 19 ans, Paul entre à l’école Centrale de Paris dans un bon rang : il en sort trois ans plus tard, diplôme d’ingénieur chimiste en poche. Les premiers mois de son travail d’ingénieur se passent dans le laboratoire de M. Schloesing, puis Paul entre dans la compagnie parisienne du Gaz. Son premier poste au sein de la compagnie fut dans l’usine des essais de la Villette, sous les ordres de Emile Sainte-Claire-Deville. Puis vers 1878, il est nommé sous-régisseur de l’usine à gaz de Saint Mandé. En 1880, il régit l’usine de Saint-Denis, mais n’y reste que peu de temps : très vite, à 27 ans, il devient en effet régisseur de l’usine de Saint-Mandé. Il le restera de 1881 à sa mort, après laquelle lui succèdera pendant 2 ans l'anarchiste syndicaliste Robert Louzon. A ce poste, Paul Biju-Duval fait aussi des recherches calorimétriques, quand il a le temps. Le programme lui a été dressé par son ingénieur en chef, M. Albert Euchène. Paul Biju-Duval parvient ainsi à déterminer les chaleurs spécifiques du fer, du nickel et du charbon de cornue aux différentes températures. Les résultats de ses expériences sont communiquées à l’Académie des Sciences en 1893 par Henry Le Chatelier. Ils sont aussi publiés par M. Euchène en 1900 au Congrès international de l’industrie du Gaz.

Paul ne peut cependant pousser plus loin ses expériences, car très vite la maladie vient le surprendre : il meurt après de longs mois, sans doute de la tuberculose, le 22 juin 1904. De nombreux ouvriers se souciaient de sa santé et viennent à son enterrement : preuve que Paul avait su être juste avec le personnel qu’il dirigeait.

« Dieu fait tout pour le mieux. Il sait mieux que nous ce qui nous convient » dit-il dans ses derniers instants.Paul était donc très musicien : il jouait du violon accompagné du chant de sa femme ; avec elle, il faisait partie d’une petite association musicale d’amis où il jouait de la musique de chambre classique ou allait entendre des concerts. En famille, des chœurs étaient improvisés : Marthe connaissait la technique du chant, l’art de poser sa voix. Il fallait la voir, quand une musique passait à la TSF, éteindre la lumière pour mieux entendre les harmonies, sans troubles extérieurs…Paul était de tempérament calme et pieux, on a pu dire de lui qu’il planait. De sa femme Marthe Judas du Souich (23.3.1860 St Etienne – 4.2.1944 Paris 6e), qu’il avait épousée les 17 et 19 juin 1882 à Paris, paroisse Saint Sulpice, il avait eu 8 enfants. Marthe, une fois veuve, donnnera l'amour de la montagne à ses enfants et petits-enfants.

Il semblerait que Paul ait connu la famille du Souich à l'occasion d'expériences liées à l'étude des coups de grisou (Annales des Mines, juin 1898), dont son futur beau-père Alban Judas du Souich était aussi un spécialiste.

De ses huit enfants, seuls deux fils auront descendance : Maurice (1886-1939) et Charles (1890-1985)

Photo 1 : Marthe avec Suzanne, Charles, Jeanne, Louise dans les bras.
Photo 3 : Marie, Maurice, Emma, Suzanne, Charles ; Jeanne (et devant Louise)
Photo 4 : Emma, Jeanne, Charles tenant sa grand-mère Emma Fevez ép. du Souich qui cotoie Marie ; dans les bras de laquelle est Louise ; Suzanne.

Groupe des descendants de Paul Biju-Duval et Marthe Judas du Souich vers 1932
On reconnait, en partant du haut à gauche (merci de rectifier si erreur, ou de compléter en commentaire) :
-Maurice Biju-Duval ; 4 de Bailliencourt dit Courcol dont Berthe et Louise ; Jacqueline Biju-Duval ; 3 enfants ; Elisabeth Biju-Duval ; un enfant ; Michel Biju-Duval dans les bras de son père Charles
-deux enfants ; Jacques Biju-Duval ; Cécile Biju-Duval ; Antoine (?) de Bailliencourt ; Bernard Biju-Duval ; Françoise Biju-Duval
-Rang des adultes : Madeleine Biju-Duval née Roger tenant Jean-Pierre son fils ; Jeanne Biju-Duval épouse Tripard de Keraniou tenant Thérèse sa fille ; Marthe Biju-Duval épouse de Charles tenant Jean son fils ; Paule de Bailliencourt ; Suzanne (tenant Louis Baraduc) et Michel Baraduc son mari ; Jacques de Keraniou
-1er rang : une fille ; François Biju-Duval et Marie-Claire Biju-Duval enfants de Maurice BD ; Marthe Judas du Souich veuve de Paul Biju-Duval, "ancêtre" du groupe ; Marie Biju-Duval épouse de Bailliencourt.

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